Collection Poche

Michèle Audin La Semaine sanglante

Mai 1871, légendes et comptes.

La guerre menée par le gouvernement versaillais de Thiers contre la Commune de Paris, accompagnée, dès son début, par des exécutions de prisonniers le 3 avril 1871, s’est conclue, avant les condamnations à mort, à la prison ou à la déportation, par les massacres de la « Semaine sanglante » du 2 au 28 mai.

Paradoxalement, cet événement a été peu étudié en lui-même, depuis les livres de Maxime Du Camp (1879) et Camille Pelletan (1880).
C’est cette étude qui est entreprise dans ce livre.

Des sources, largement inexploitées jusqu’ici, permettent de découvrir ou de préciser des faits de la guerre des rues, dont certains parfois sont considérés comme des « légendes » (y a-t-il eu une « barricade des femmes » ? les membres de la Commune se sont-ils battus ?) et des massacres perpétrés par l’armée dans les quartiers déjà conquis (y a-t-il eu des viols ? a-t-on tué dans les ambulances ?).

Les archives de l’armée, de la police, de la direction des cimetières et des cimetières eux-mêmes, et des pompes funèbres, que Du Camp a tronquées et que Pelletan n’a pas pu consulter, permettent enfin de rectifier quelques décomptes : dans les cimetières parisiens et pour la seule Semaine sanglante, on a inhumé plus de 10 000 corps. Le compte de ceux qui sont restés sous les pavés parisiens (on en trouvait encore en 1920), dans les cimetières de banlieue, qui ont brûlé dans les casemates des fortifications, désormais hors d’atteinte, confirme les 20 000 à 30 000 morts de la Commune.

De la même auteure
aux éditions Libertalia

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Parution : 18 mars 2021
ISBN physique : 9782377291762

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